Anne-Catherine Emmerich

Prophéties pour notre époque et vision prophétique du Novus Ordo

ANNE CATHERINE EMMERICH (1774-1824)

La plus grande visionnaire de tous les temps

 A k emmerick 5 97d1ea

Cette célèbre mystique stigmatisée, simple fille de paysans de la Westphalie du XVIIIe siècle devenue religieuse augustinienne, est aujourd’hui connue et vénérée dans le monde entier, principalement par le récit de ses visions. Le contenu de ses révélations contient des éléments dont il est possible aujourd’hui, de vérifier l’exactitude, ce qui renforce davantage la crédibilité qu’on peut leur apporter.

Rarement des visions à caractère prophétiques ont été transmises dans un langage aussi clair, accessible et explicite. Anne-Catherine Emmerich fut, ainsi, la première mystique a avoir annoncé la réforme de Vatican II. Les inquiétantes visions sur le destin de l’Église, particulièrement sur la crise qui subsiste depuis le milieu du XXe siècle est racontée de façon exacte et spectaculairement précise, telle que la mystique allemande l’a eue en vision, en 1820!

Celle qu’on doit considérer, à juste titre, comme la plus grande visionnaire de tous les temps fut proclamée bienheureuse le 3 octobre 2004.

Voici donc le condensé de quelques prophéties d’Anne-Catherine Emmerich pour notre temps.

 

Obscurcissement de l’Église

Je vis l’Église de saint Pierre et une énorme quantité d’hommes qui travaillaient à la renverser, mais j’en vis aussi d’autres qui y faisaient des réparations. C’étaient particulièrement des sectaires en grand nombre et avec eux des apostats. Ces gens, en faisant leur travail de destruction, semblaient suivre certaines prescriptions et une certaine règle: ils portaient des tabliers blancs bordés d’un ruban bleu et garnis de poches, avec des truelles fichées dans la ceinture (note: habit des francs-macons). 

Je vis avec horreur qu’il y avait aussi parmi eux des prêtres catholiques.

Je vis les manquements et la décadence du sacerdoce. Ainsi que leurs causes. Ah! Si jamais les âmes réclament ce qui est leur dû par le clergé qui leur occasionne tant de pertes par son incurie et son indifférence, ce sera quelque chose de terrible.

Ils auront à rendre compte pour tout l’amour, toutes les consolations, toutes les exhortations, toutes les instructions touchant les devoirs de la religion, qu’ils ne nous donnent pas, pour toutes les bénédictions qu’ils ne distribuent pas, quoique la force de la main de Jésus soit sur eux, pour tout ce qu’ils omettent de faire à la ressemblance de Jésus.

Je vis beaucoup de bons et pieux évêques, mais ils étaient mous et faibles et le mauvais parti prenant souvent le dessus. Je vis partout les communautés catholiques opprimées, vexées, resserrées et privées de liberté. Je vis beaucoup d’églises fermées.

 

La réforme des années 60

J’ai entendu que Lucifer serait libéré et que ses chaînes lui seraient enlevées, 50 ou 60 ans avant les années 2000.

Je vis l’Église des apostats prendre de grands accroissements. Je vis les ténèbres qui en partaient se répandre alentour et je vis beaucoup de gens délaisser l’Église légitime et se diriger vers l’autre, disant: «Là, tout est plus beau, plus naturel et mieux ordonné.» Les prêtres laissaient tout faire et disaient la messe avec beaucoup d’irrévérence. J’en vis peu qui eussent encore de la piété et jugeasse sainement les choses. Il me fut montré qu’il n’y a presque plus de chrétiens dans l’ancien sens du mot. Cette vision m’a remplie de tristesse. Je vis dans l’avenir la religion tombée très bas et se conservant seulement par endroits dans quelques chaumières et dans quelques familles que Dieu a protégées aussi des désastres de la guerre.

 

Intrusion des protestants dans l’Église

Je vis dans l’air, au-dessus d’un jardin où se trouvait le sévère supérieur, un nouvel évêque avec la crosse, la mitre et tout le reste.

Je vis autour de lui des protestants qui voulaient le faire descendre dans le jardin, mais non avec les conditions que le Pape avaient exigées. Ils cherchaient à s’y glisser par toute espèce de moyens. Tout était plein de pièges et de ruines. Je les vis intercepter et détourner les voies qui allaient au Pape.

Je vis ensuite que, quand ils introduisaient l’évêque de la manière qu’ils s’étaient proposée, il était intrus, introduit contre la volonté de Pape et qu’il ne possédait pas légitimement l’autorité spirituelle. Je vis, à ce que je crois, presque tous les évêques du monde, mais un petit nombre seulement parfaitement sain. Je vis tout ce qui tient au protestantisme prendre de plus en plus le dessus, et la religion tomber en décadence complète.

 

Concessions avec les ennemis de l'Église (12 avril 1820)

Il me semblait voir qu’on exigeait du clergé une concession qu’il ne pouvait pas faire. J’ai vu beaucoup de vieux prêtres et quelques vieux franciscains qui, toutefois, ne portaient pas l’habit de leur ordre et, notamment, un ecclésiastique très âgé pleurer amèrement. J’en vis d’autres, parmi lesquels tous des tièdes, se prêter volontiers à ce qu’on demandait d’eux.

Je vis les vieux, qui étaient restés fidèles, se soumettre à la défense avec une grande affliction et fermer leurs églises. Je vis beaucoup d’autres gens pieux, paysans et bourgeois, s’attacher à eux: c’était comme si on divisait en deux partis, un bon et un mauvais.

 

Novus Ordo

Je vis bâtir une église étrange et au rebours de toutes les règles. Le chœur était divisé en trois parties, dont chacune était plus haute que l’autre de quelques degrés. Sur la première partie, je vis traîner un siège... sur la plus élevée, une table (note: la sœur Emmerich a-t-elle eu ici la vision de la table des protestants servant d’autel dans le rite du Novus Ordo?)

 

Tout, dans cette église, était obscur, à contre-sens et sans vie: il n’y avait que dérision et que ruine. Je vis bien souvent Jésus lui-même cruellement immolé sur l’autel par la célébration indigne et criminelle des saints mystères. La messe était brève. L'Évangile de Saint-Jean n'était pas lu à la fin.

 

Je vis, dans le voisinage, une autre église régnait la clarté et qui était pourvue de toute espèce de grâces d’en haut. J’y vis les anges monter et descendre, j’y vis de la vie de l’accroissement. L’Église traditionnelle était comme un arbre plein de sève en comparaison de l’autre qui ressemblait à un coffre plein d’objets inanimés. Je vis que beaucoup des instruments qui étaient dans la nouvelle église, comme par exemple des flèches et des dards, n’étaient rassemblés que pour être employés contre l’église vivante.

 

Œcuménisme

Il y avait à Rome, même parmi les prélats, bien des personnes de sentiments peu catholiques qui travaillaient au succès de cette affaire. Ils bâtissaient une grande église étrange et extravagante; tout le monde devait y entrer pour s’y unir et posséder les mêmes droits: évangéliques, catholiques, sectes de toute espèce; ce devait être une vraie communion des profanes où il n’y aurait qu’un pasteur et un troupeau.

Mais alors que la ferveur religieuse authentique (note: la messe traditionnelle) est calme, profonde et pacifique, ceux-ci (note: les fidèles du Novus Ordo) se tordent, s’agitent et se convulsent, scandant le nom de Jésus au rythme d’une musique sabbatique, ils s’affaissent, haletant d’extase sensuelle.

Ces «éclairés» (note: Lucifer signifie «porteur de lumière»), je les vois toujours dans un certain rapport avec la venue de l’Antéchrist, car eux aussi, par leur menées, coopèrent l’accomplissement du mystère d’iniquité.

Il me fut aussi montré qu’il n’y aura presque plus de chrétiens dans l’ancien sens du mot, de même que tous les juifs qui existent encore aujourd’hui sont de purs pharisiens, seulement encore plus endurcis que les anciens. La confusion deviendra de plus en plus grande.

 

Deux papes! (13 mai 1820)

La nuit dernière, de 23 heures à 3 heures du matin, j'ai eu une vision des plus admirables de deux Églises et de deux papes et d'une infinité de choses anciennes et nouvelles. J'ai vu également la relation entre les deux papes... J'ai vu combien seraient néfastes les conséquences de cette fausse église. Je l'ai vue augmenter de dimensions; des hérétiques de toutes sortes venaient dans la ville (de Rome). Le clergé local devenait tiède, et j'ai vu une grande obscurité. (note: source: biographie rédigée par le père K.E. Schmoeger en 1872, voir note en bas de page)

Il n’y a qu’une Église, l’Église catholique romaine! Et quand il ne resterait sur la terre qu’un seul catholique, celui-ci constituerait l’Église une, universelle, c’est-à-dire catholique, l’Église de Jésus-Christ, contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront pas.

 

Théologie moderniste

On gardera le silence sur la Croix et sur le sacrifice. L’homme-Dieu sera présenté comme étant «l’ami des hommes, des enfants, des pécheurs» où sa vie n’avait de valeur que comme enseignement, sa Passion comme exemple de vertu, sa mort comme charité sans objet; où l’on enlèvera au peuple croyant l’ancien catéchisme qu’on remplacera par des histoires bibliques où le manque total de doctrine sera voilé sous un langage naïf à la portée de toutes les intelligences où les fidèles seront forcés d’échanger leurs livres de piété, leurs vieilles formules de prières et leurs anciens cantiques contre des productions de fabrique moderne aussi mauvaises et aussi impies que celles par lesquelles on cherchait à remplacer le missel, le bréviaire et le rituel.

 

La fausse église (12 novembre 1820)

Que l’on mine et y étouffe la religion si habilement qu’il ne reste à peine qu’une centaine de prêtres qui ne soient pas séduits. Je ne puis dire comment cela se fait, mais je vois le brouillard et les ténèbres s’étendre de plus en plus. Cependant, il y a trois églises dont ils ne peuvent s’emparer, ce sont celles de saint Pierre, sainte Marie Majeure et saint Michel. Ils travaillent continuellement à les démolir mais ils n’en viennent pas à bout. Tous travaillent à démolir, même les ecclésiastiques.

Vous, prêtres, vous ne bougez pas! Vous dormez et la bergerie brûle par tous les bouts! Vous ne faites rien! Oh, comme vous pleurerez cela un jour! (note: le biographe mentionne qu'Anne-Catherine Emmerich leva le point en l’air en prononçant cette phrase).

 

Le rosaire: arme du combat

Comme les propagateurs des lumières (note: les éclairés) portaient une haine toute spéciale à la dévotion du rosaire, l’importance de cette dévotion me fut montrée dans une vision d’un sens profond.

 

note: Vie d’Anne-Catherine Emmerich, par le Père K.E. Schmoeger (format .pdf): https://books.google.ca/books?id=IakHAAAAQAAJ&pg=PA157&lpg=PA157&dq=Anne-catherine+emmerich%22+%22n%27%C3%A9tait+pas+lu+jusqu%27%C3%A0+la+fin%22&source=bl&ots=oa2XtBufet&sig=SdMdyLo6oAz6TRmrMkefZvBsH9Q&hl=fr&sa=X&ei=Kj7iVNfZFszIsQT2p4GIAQ&ved=0CDUQ6AEwBA#v=onepage&q=Anne-catherine%20emmerich%22%20%22n'%C3%A9tait%20pas%20lu%20jusqu'%C3%A0%20la%20fin%22&f=false